polychromies photos

Portfolio d'un photographe amateur à Strasbourg

Mais pourquoi mes photos sont floues ?

Raphaël Goetter

Article de Raphael Goetter Rédigé le 4 septembre 2009. 1 422 lectures. 1 commentaire
Contenu sous licence Creative Commons BY : reproduction autorisée à condition de mentionner le nom et le site web de l'auteur.
Les photos  sont ma propriété et ne sont pas libres de droit et d’usage. Il est impératif de me contacter si vous souhaitez les acquérir pour un usage personnel ou professionnel.

La photo floue est la hantise du photographe (parmi bien d’autres).

Pour mieux comprendre comment s’en affranchir, voire d’en jouer, il faut savoir qu’il existe plusieurs types de flous, chacun ayant ses causes et implications. Voyons tout cela de plus près…

Flou cinétique

Le flou cinétique, ou flou de mouvement, est dû à une vitesse insuffisante pour figer l’action.

Un sujet en mouvement nécessite un temps de pose minimal de 1/50è sec. à 1/100è sec. pour apparaître net sur un cliché. Dans des conditions sportives, la vitesse nécessaire peut parfois dépasser les 1/1000è sec.

  • Exemple classique : un sujet en mouvement, qui court ou  fait du sport, en plein jour
  • Cliché obtenu : tout est net sur la photo… sauf le sujet
  • Solution : augmenter la vitesse si vous êtes en mode « vitesse », passer en mode « sport »

Flou de bougé

Le flou de bougé provient d’une vitesse d’obturateur suffisamment faible pour être réceptive aux mouvements du photographe. En clair, ce sont les légers tremblements du photographe qui provoquent le flou sur la photo.

Une vitesse minimale de 1/40è sec. est habituellement nécessaire pour s’affranchir du flou de bougé. Cette valeur est modulée par deux paramètres supplémentaires :

  • la (longueur) focale utilisée : plus la focale est longue, plus le risque de flou de bougé augmente. Le calcul rapide indique qu’il faut une vitesse minimale au-moins égale à 1/focale. En clair : 1/50è sec. pour une photo à 50mm et 1/200è sec. avec un téléobjectif de 200mm.
  • la stabilisation, ou système anti-bougé : cette fonctionnalité est présente sur de nombreux appareils numériques et permet de compenser les mouvements de bougé du photographe. Il est parfois ainsi possible de réaliser des clichés à moins de 1/30è sec. sans flou de bougé.

Le flou de bougé en 3 points :

  • Exemple classique : une photo prise à l’intérieur ou lorsque la luminosité est faible
  • Cliché obtenu : tout est plus ou moins flou sur la photo
  • Solution : augmenter la sensibilité ISO, activer la stabilisation si ce n’est pas encore fait, utiliser un trépied

Flou de mise au point

La Mise au Point (MAP) est l’action de régler la netteté sur le sujet désiré.

Les appareils numériques proposent tous actuellement une mise au point automatique (Autofocus) grâce à des indicateurs, des carrés rouges ou verts, nommés « collimateurs ». En positionnant un collimateur sur le sujet et en appuyant à mi-course sur le bouton de déclenchement, la mise au point se fera automatiquement sur ce sujet.

Le flou de mise au point advient lorsque la mise au point ne s’est pas faite là où le photographe l’avait souhaitée : soit parce que le sujet s’est déplacé pendant celle-ci, soit parce qu’un élément est apparu devant l’objectif, soit encore par erreur du photographe.

Les objectifs ont également une distance minimale de mise au point : si le sujet est trop proche pour l’objectif (macro ou photo rapprochée), la MAP ne se fera pas ou se fera sur le premier élément qui peut être net.

Manque de netteté générale

Dans certains cas de figure, les clichés ne sont pas véritablement flous, mais manquent simplement de netteté générale.

Il y a généralement deux raisons à cela :

  • l’hypersensibilité : plus la sensibilité ISO est élevée, plus les détails et les contrastes sont perdus, noyés dans du « bruit numérique ». Pour rappel, la sensibilité pour une qualité optimale est de 100 ISO (ou moins) et que la qualité se dégrade visiblement dès 400 ISO.
  • la qualité de l’optique : l’objectif utilisé influe sur la qualité générale, la netteté (le piqué) et les contrastes d’un cliché. Les objectifs modernes d’entrée de gamme proposent une qualité optique généralement bonne, mais la différence se ressent avec les objectifs professionnels.

Jouer avec le flou : le bokeh

Le flou artistique, désiré et maîtrisé est l’apanage de certains photographes qui raffolent de l’effet produit et que l’on appelle « Bokeh ».

Le Bokeh est un flou artistique de l’arrière-plan, jouant sur la profondeur de champ, et qui conduit à mieux détacher le sujet de son contexte. Certains artistes poussent même le vice à rendre le sujet volontairement flou afin de créer un effet de lecture intéressant.

caroline tran

Photo : Caroline Tran

1 commentaire

  1. Merci pour ces tutos très simples et instructifs!